EXPOSITION archives

MOVE MOVIE
danse et arts plastiques

du 9 novembre 2013 au 26 janvier 2014

 

Place au corps et au mouvement : le Centre d’art contemporain clôt l’année 2013 par une collaboration avec l’Association Vaudoise de Danse Contemporaine (AVDC) pour présenter une sélection de plasticiens et de chorégraphes. L’art contemporain est en effet loin d’être l’apanage d’un seul domaine artistique ; nombre de chorégraphes mènent des recherches qui rencontrent celles des plasticiens sur des terrains communs, ceux de la performance et de la vidéo. La question de la présence du corps et le sentiment d’immédiateté qu’offre le médium vidéo génèrent des circulations fluides d'un domaine à l'autre. Alors que des rapprochements entre les deux arts ont fait l’objet d’expérimentations et de revendications tout au long du XXe siècle, il semble évident pour les artistes actuels que des plasticiens travaillent avec des danseurs, que des chorégraphes se préoccupent d’images, que des duos plasticien-danseur se forment. L’exposition présente douze travaux vidéo qui offrent chacun une configuration particulière. Plusieurs projets inédits ont été développés à l’occasion de cet événement. Par ailleurs, les théâtres municipaux se joignent à l'événement : le Théâtre Benno Besson programme Black Out de la Cie Philippe Saire et le Théâtre de l'Échandole Un acte sérieux de la Cie Nicole Seiler. Une synergie entre les institutions culturelles de la Ville d'Yverdon qui réunit danse et art contemporain.

La formation de duos plasticien-chorégraphe qui réalisent des œuvres communes se traduit par l'invitation de trois collectifs : A Normal Working Day réunit la dynamique installative de Zimoun aux parades séductrices de Nadine Fuchs et Marco Delgado; la vidéaste Marion Tampon-Lajarriette rencontre ce printemps la danseuse de flamenco Rocio Molina à New York; passionnées par leur univers respectifs, elles développent Times Floor, une installation stellaire et rythmique; enfin, avec 2/3 - Hôtel de Ville, performance qui sera réalisée le jour du vernissage (9 novembre, 17h30), le duo Bastien Gachet et Gregory Stauffer développera dans l'espace du Centre d'art une anamorphose en s’aidant de la mesure de leur corps. Il en subsistera une trace, visible durant tout le temps de l'exposition.

Gabriela Löffel, Jérôme Leuba ou Bastien Gachet convoquent quant à eux des danseurs en tant qu'interprètes. Fallbeispiel de Gabriela Löffel est un triptyque monumental: une consigne a été donnée à 9 interprètes, comédiens ou danseurs : se laisser tomber et se relever. Battlefield ♯9/Washington Sniper de Jérôme Leuba aborde la question de la paranoïa sécuritaire en demandant à des danseurs d'interpréter des consignes de sécurité, partition chorégraphique absurde. Enfin, Bastien Gachet tente de réaliser le dessin d’un nu académique, alors que dans le même temps, il est agressé par un danseur. C’est le corps qui est au centre de cette exposition, qui est interrogé, observé dans des situations de tension, d'attente, d'échange, de langage, d'énergie. Comme le travail minimal du panaméen Jhafis Quintero (La Hora Garrobo) qui dit la liberté recherchée au quotidien en suivant un rayon de soleil qui traverse heureusement les barreaux de sa cellule.

Du côté des réalisateurs mandatés par des danseurs, Pascal Magnin est approché en 2003 par le performeur et chorégraphe genevois Foofwa d’Imobilité pour réaliser un film, Dance/Run, en ouverture d’un spectacle sur le sport et la danse. Le réalisateur français Frédéric Lombard est pour sa part l’interlocuteur de choix des chorégraphes romands et notamment de YoungSoon Cho Jaquet qui fait appel à ses services. Il profite de la commande pour s’interroger sur l’œil subjectif et autoritaire de la caméra qui devient tour à tour intrusive, tournante, rythmique. Durée déterminée est une collaboration filmique entre le réalisateur et la Cie 7273.

Impossible de faire l'impasse aujourd'hui en Romandie sur le travail singulier de la performeuse et chorégraphe La Ribot. Issue de la danse, elle se produit autant sur scène que dans les plus grands musées du monde. Sans souci des barrières disciplinaires, elle navigue librement dans ces deux champs artistiques. La Ribot s’intéresse de très près à la vidéo qui représente une part importante de sa réflexion artistique. Despliegue se compose à la fois d'une projection plongeante sur la chorégraphe qui interagit avec un parterre d’objets, vue statique et aplatissante, qu’une projection subjective et mouvante.

Autour de l'exposition

Inscription à notre lettre d'information Nous suivre sur les réseaux sociaux  
Ville d'Yverdon-les-Bains
   
   
2013 - d&DA: so2design.ch